LA REPENTANCE ET LA MISÉRICORDE DIVINE

RÉFLEXION SUR LES TEXTES BIBLIQUES DU DIMANCHE (LA LITURGIE CATHOLIQUE)

Image: Wikimedia Commons – RembrandtThe Return of the Prodigal Son

DATE: LE 11 SEPTEMBRE 2022

XXIVe DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE / ANNÉE C

PREMIÈRE LECTURE : Exode 32,7-11.13-14 PSAUME : Psaume 50

DEUXIÈME LECTURE : Timothée 1,12-17

ÉVANGILE : Luc 15,1-32

Nous célébrons aujourd’hui le XXIVe Dimanche du Temps Ordinaire de l’année liturgique C. Les lectures proposées mettent en exergue la miséricorde de Dieu et la nécessité de la repentance dans notre vie quotidienne.

Dans la première lecture, Dieu décide de se débarrasser de toute la Nation d’Israël à cause de l’idolâtrie: ils se sont fabriqué un veau en métal fondu et ils l’ont adoré et l’ont appelé leur dieu. Il convient de noter que ‘impatience et le manque de confiance sont deux choses qui nous détournent du chemin de la manifestation de la gloire de Dieu et qui détruisent beaucoup de relations interpersonnelles.

Toutefois, Moïse intercéde pour le peuple d’Israël en rappelant au Seigneur ses promesses et l’Alliance qu’il avait conclue avec leurs Pères. (Genèse 12,1-3). En fait, Moïse était convaincu du caractère inchangeable de la Parole de Dieu, c’est-à-dire de sa fidélité.

Ainsi, une puissante intercession est celle qui se base sur la connaissance de ce que Dieu a dit dans sa Parole et de ce qu’il a déjà accompli dans le passé. Cette connaissance fait naître en nous une certaine patience et confiance en l’accomplissement de l’intervention divine, car Dieu rend toute chose possible à son temps (Psaume 106,3; Ecclésiaste 3,11).

Lorsque nous rappelons à Dieu notre appartenance au Christ à travers le baptême et ce qui est déclaré dans sa Parole, nous touchons son coeur. Moïse a obtenu gain de cause, car le verset 14 dit:”Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple”. Ici, Moïse utilise les concepts humains pour décrire les actions divines. Le mot hébreu “niham” signifie “avoir pitié”; Dieu a eu pitié de son peuple.

Ce caractère de Dieu sera illustré dans l’évangile avec la parabole du fils prodigue. En effet, cette parabole illustre non seulement la conversion du fils, mais aussi et surtout le caractère miséricordieux du Père. Elle nous montre ce que la grâce sanctifiante fait dans l’âme de la personne qui prend la décision de retourner vers Dieu, notre Père.

Dans Luc 12,15, Jésus avait déjà averti les deux frères de la convoitise qui conduit toujours à une vie de déception. Lorsque que nous n’ouvrons pas les yeux de la foi pour découvrir l’amour et la bonté de Dieu ici et maintenant, nous finirons par mener une vie de déception, car loin de Dieu il n’y a pas de vie (Jean 15,5).

Il sied de noter que aller vers un pays lointain dont la parabole parle n’a rien avoir avec la distance, car ce pays existe premièrement dans notre cœur : c’est le rêve de jouir d’une vie sans Dieu. Cependant, c’est le chemin de Dieu qui conduit au vrai bonheur, à la vraie liberté, et non pas notre propre chemin.

Cette crise du fils prodigue peut être notre expérience, mais ce qui est plus important est de garder en mémoire le caractère inchangeable de l’amour de notre Dieu. Ne fixons pas notre regard sur la gravité de notre péché, mais sur la grandeur de l’amour de Dieu, notre Père, qui est toujours prêt à nous pardonner lorsque nous reconnaissons nos fautes et décidons de retourner vers Lui (Amos 5,6; Joël 2,12). Il y a toujours une place dans le cœur de Dieu pour quiconque désire revivre son amour.

PRIÈRE : Seigneur Jésus-Christ, que les plaisirs et les difficultés de ce monde ne m’éloignent pas de Ton amour et ne m’empêchent pas de Te servir. Donne-moi la grâce d’avoir un coeur toujours prêt à se convertir. Guéris notre monde en désarroi. Amen

Michel Manga, SVD

MISSIONNAIRES DU VERBE DIVIN APOSTOLAT BIBLIQUE- PROVINCE SVD DU CONGO

“Que devant la lumière du Verbe et l’esprit de grâce se dissipent les ténèbres du péché et la nuit de l’incroyance. Et que le cœur de Jésus vive dans le cœur de tous les hommes. Amen

(Saint Arnold Janssen)