Sacré-Cœur, Prend pitié de nous

Solennité du Sacré Cœur de Jésus

Première lecture : Os 11, 1.3-4.8c-9

Deuxième lecture : Ep 3, 8-12.14-19

Evangile : Jn 19, 31-37

Aujourd’hui nous célébrons le Sacré-Cœur de Jésus. Quelle message cette fête nous apporte dans ce monde ensanglanté qui chante et resonne la voie des puissants, les cris des armes, des bombes, la famine et le chômage ?

Dans notre famille arnoldienne (SVD, SSPS et SSPAP) et nos partenaires de mission, les amis SVD, cette fête nous fait penser à la fois la spiritualité dévorante de saint Saint Arnold et son activité missionnaire. En fait, la première revue publié par le Fondateur était intitulée « Le messager du Sacré-Cœur ». Cette revue publie des nouvelles sur les activités missionnaires et encourage les catholiques allemands à aider les missions.

A cette époque, la vie est difficile pour l’Église catholique d’Allemagne. Le parti politique au pouvoir la regarde avec suspicion et travaille à éliminer son influence en matière civile. Le chancelier Bismarck lance le “Kulturkampf” (guerre de culture) qui se signale par une série de lois anticatholiques, l’expulsion de nombreux prêtres et religieux, et l’emprisonnement de plusieurs évêques. Il n’y a rien du nouveau sous le soleil. Le combat missionnaire est toujours présent et urgent aujourd’hui.

La parole liturgique nous dit qu’« un des soldats l’a frappé au côté avec une lance », et immédiatement du sang et de l’eau sont sortis. Celui qui a vu en rend témoignage, et son témoignage est vrai ; Il sait qu’il dit la vérité, afin que vous aussi croyiez ». (Évangile : Jn 19, 31-37)

Une fois de plus ces paroles nous confirment que Jésus est vraiment mort sur la Croix, sinon l’eau ne sortirait pas de lui. Le Christ Jésus est vraiment mort, et Il est mort à la fois à cause de nos péchés et à cause de Son désir le plus ardent et le plus important de sauver le monde pécheur. « Par ma mort, j’ai vaincu la mort et élevé l’homme à la sublimité du ciel » (Méliton de Sardes). Cette célébration ecclésiale et personnelle nous montre donc que nous sommes ressuscités et vivants avec Lui dans son royaume san fin par anticipation.

En fait, que soi dans la culture juive toute comme celle africaine, le cœur est le centre de nos pulsations du corps humain et la merveilleuse source des forces vitales, c’être en entier. Spirituellement, c’est aussi le symbole de l’amour et le sacrifice. Par conséquent, cette grande fête du Sacré-Cœur de Jésus que nous célébrons n’est pas le cœur charnel de Jésus, mais le grand Amour et le Sacrifice de Dieu.

« Que tous les hommes connaissent, aiment et glorifient le Dieu Un et Trinitaire », Saint Arnold Janssen.

Père Yemso Roméo, SVD