La Victoire de la Foi

RÉFLEXION SUR LES TEXTES BIBLIQUES DU DIMANCHE

DATE: LE 31 MARS 2024

DIMANCHE DE PÂQUES

PREMIÈRE LECTURE: Actes 10,34a.37-43

PSAUME: Psaume 117

DEUXIÈME LECTURE: Colossiens 3:1-4

ÉVANGILE: Jean 20:1-9

Nous célébrons aujourd’hui le Dimanche de la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. Les lectures de la liturgie de ce jour mettent en exergue la puissance de l’intervention divine et nous invitent à croire en Jésus ressuscité.

Il sied de noter que l’Eglise, au matin de Pâques comme raconté dans les évangiles synoptiques, a d’abord été un petit groupe de femmes à qui l’ange de Dieu avait dit qu’elles ne devraient pas chercher parmi les morts Jésus, le Ressuscité.

Dans l’évangile selon Saint Jean, c’est Marie Madeleine qui va dire aux Apôtres que le corps de Jésus a été enlevé, il n’était plus là où il était déposé. En effet, ceux qui ont crucifié Jésus pensaient que la tombe était son dernier lieu de repos, la fin de son ministère; mais cela n’était pas le plan de Dieu (Isaïe 55:8).

Peut-être que nous avons aussi mis certaines personnes dans une place bien fixée et nous voulons les voir croupir dans cette situation, comme les juifs qui avaient placé des soldats pour surveiller le corps de Jésus. Peut-être il y a aussi une situation qui nous retient captifs. Mais nous devons savoir que la résurrection du Christ est une évidence que c’est Dieu qui a le dernier mot, et que ceux qui mettent leur foi en Lui feront l’expérience de sa puissante intervention (Psaume 40:4; Jérémie 17:7)

Si la présence des soldats à la tombe était à cause de la méchanceté des juifs qui voulaient avoir un œil sur le corps de Jésus, la présence de Marie Madeleine était la preuve de sa gratitude et de son amour pour celui qui avait restauré sa vie (Luc 8:2). Oui, c’est sur le chemin de l’amour, de la gratitude qu’on rencontre le Ressuscité, pas sur le chemin de la méchanceté.

Un autre point sur lequel il convient de méditer est l’expérience de Jean. L’évangile dit: “Il vit et il crut”. En effet, voir, en ancien grec “eiden”, signifie comprendre, percevoir la signification de quelque. L’emplacement et la forme du linceul avec lesquel Jésus était enterré ont fait entrer Jean dans une autre dimension de son expérience avec Jésus: c’est croire.

Le verbe grec “pisteuó”, croire, fait référence à la disposition intérieure de l’âme qui a fait une expérience profonde et a une totale confiance en Dieu. En hébreu biblique, croire “he-emin” dans sa forme verbale hiphil, signifie considérer quelque comme établi, vrai et, dès lors, dépendre de cela et demeurer stable.

Ainsi, avoir foi en Jésus-Christ c’est se laisser aider par la lumière de sa Parole et de ce que l’Eglise nous enseigne afin de devenir des disciples stables et dédiés à la mission du Christ comme témoigne Pierre dans la première lecture. Sans l’expérience avec le Ressuscité, sans faire de Lui la Pierre de stabilité de toute notre existence, il est impossible de témoigner de l’amour de Dieu.

PRIÈRE: Seigneur Jésus ressuscité, que Ta résurrection fortifie ma foi et me transforme en disciple dévoué à Ta mission. Guéris notre monde en désarroi. Amen

Michel Manga, SVD

MISSIONNAIRES DU VERBE DIVIN

APOSTOLAT BIBLIQUE- PROVINCE SVD DU CONGO

“Que devant la lumière du Verbe et l’esprit de grâce se dissipent les ténèbres du péché et la nuit de l’incroyance. Et que le cœur de Jésus vive dans les cœurs de tous les hommes. Amen (Saint Arnold Janssen)